Era vulgaris

Un petit mot comme ça en passant...
Oui je commence à en avoir marre de skyblog et je préfere trop mon blog made in google, de plus je le devellope trop bien!! serieux passez voir l'autre puisque celui là est à l'agonie...

Donc venez tous dire bonjour à Mister tête de pélican!!!

A bientôt pour de nouvelles aventures chocolattées!!!

# Posté le samedi 06 décembre 2008 09:42

I want my Kate Moss

I want my Kate Moss
"Je vous ai déjà dit que j'adorais la photo?!"

Il préparait un expo sur ses débuts.
« Birth of a legend ».
Il était très honoré à vrai dire.
Il se dit "ça y est. J'y suis." .. Oui il y était enfin. Ca faisait 5 ans qu'il esperait, qu'il desesperait, qu'il rêvait d'un peu de reconnaissance, qu'il se demandait le soir tres tard quel coup de folie ou de génie l'avait poussé à faire ça. à se lancer corps et âme dans sa passion .. Aujourd'hui il est arrive au bout. Il avait atteint un niveau qu'il n'aurait jamais espéré il y a de cela à peine 5 ans.
Aujourd'hui il était grand photographe, il était bien loin le temps ou il galerait pour s'acheter une pellicule.
Donc on ressort les cartons.
Des mètres de films, mal entretenus, jaunis par le temps pour la plupart.
Puis en cherchant au fond d'un carton, il retrouve tout ces clichés.
On raconte que Corinne Day a découvert Kate Moss à partir de polaroids pris par Sarah Doukas, la londonienne.
Lui s'est fait connaitre en shootant sa Kate Moss à lui.
Il se rappelait encore parfaitement le canon eos 1000fn qu'on lui avait prêté, la sensibilité réglée en iso 400.
Le diaphragme réglé sur une distance focale de F/11 .. des termes techniques qu'il ne comprennait pas à ses débuts. il ne reflechissait pas à cette époque là. il réagissait un peu instinctivement. c'était dans ses veines, dans ses genes. Pour lui c'était "la bonne personne au bon moment ou rien".
aujourd'hui il se rappelle encore le film kodak T-max 400 B&W utilisé .. il sourit.

C'est fou comme le temps passe vite: à présent il avait son entrée dans les plus grands hôtels du monde, il était aux premières loges de tous les défilés de la fashion week, sa vie n'avait plus aucun goût de surprise.
Vous saviez que quand on connaît vos revenus, les compagnie aériennes (bon pas n'importe lesquelles) vous prévoient à l'avance un comité d'accueil, un hôtel...
Quel intérêt ?

Cette photo était devenue mythique pour certains.
L'équivalent de "The Face" il y avait 10 ans de cela.
Elle ne voulait pas faire carrière dans le mannequinât.
Lui voulait devenir photographe.
Elle voulait devenir cadre supérieur, enfin un truc bien chiant.
Elle a réussit ce qu'elle voulait faire.
Lui aussi.
Mais pourtant il lui manquait toujours quelque chose.
Il ne croit pas qu'il l'aime toujours.
Juste cette époque.
Le Londres du début des années 2000.
Le refus de l'invasion numérique.
Préférer ne pas se séparer de son pola, ses films T-600 aujourd'hui expired... (Ah le monde n'est plus ce qu'il était... Dire qu'à l'époque on les vendait au rabais sans penser qu'à peine quelques années plus tard elles couteraient le triple de leur prix à cause de la fermeture des usines....).
Etre pote avec Jamie Hince avant qu'il ne rencontre VV.
Se rappeler ses soirées au phoenix de Soho...

Mais maintenant il ne reste rien.
A quoi ça sert de se bourrer la gueule et de tout casser si on ose même plus le foutre dehors ?
Irina (Lazareanu) qui le supplie de la shooter. C'est de l'art ça ?
Du bon vieux temps il ne lui reste des bandes de pellicules inutiles, des films en super-8....
D'elle il ne lui reste plus rien.
La photo d'aujourd'hui n'est rien de plus que la recherche d'un absolu parfait illusoire retouché sur photoshop.
Elle était sa perfection à lui.
Mais d'elle il ne lui reste plus rien.
Juste ce regard apaisant, cette bouche d'enfant et ce jeu avec la profondeur de champs qui fait qu'à ses yeux à lui, elle seul restera net à jamais...

"La photo, c'est comme la chasse,
c'est l'instinct de chasse sans l'envie de tuer.
On traque, on vise, on tire, et Clac
au lieu d'un mort, on a l'éternel."

P.S : Merci à la noble autorisation de Sonish pour l'utilisation de Sa photo...
P.S 2: C'est ignoble ce que je dis parce que la photo que vous voyez au dessus est elle-même retouchée sur photoshop à partir d'une photo numérique... OOOOh dieux photoshop je m'excuse pour cette insulte.
Tu nous est très utile à nous pauvres artistes qui n'ont pas les moyens de s'acheter des films polaroids....

# Posté le lundi 24 novembre 2008 15:46

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 16:54

Vu de ma fenetre y a que des batiments...

Vu de ma fenetre y a que des batiments...





J'adore observer les gens.

Dehors, dans le bus, par les fenêtres...

M'imaginer des histoires, leurs histoires.

J'y met dedans des petites choses à moi.

Des petits détails qui me sont arrivés...

Je m'imagine des histoires.

Leurs histoires.










Leurs histoires fictives :

Imaginer que ce garçon et cette fille qui marchent l'un à coté de l'autre sont sur le point de se séparer. Ça parait évident vu qu'ils marchent l'un à coté de l'autre en respectant une certaine distance, pas une distance comme ça, une distance scientifique, le garçon qui tente une approche vers la main de sa partenaire, elle qui range vite ses mains dans les poches de sa veste.
A l'instant ou je les perd de vue ils entrent dans un restaurant, je les imagine dans quelques minutes assis l'un en face de l'autre, elle contemplant le menu, lui la contemplant elle...

Essayer d'imaginer ce qui a pu arriver à ce garçon à l'air canaille, il marche en titubant, une bouteille de Wiskey à la main.
Tenter de comprendre pourquoi en essayant d'aider ce jeune garçon ivre à se relever, la demoiselle à la robe pourpre s'engueule avec son petit ami.
J'entends vaguement un « Louise » crié par le petit ami en colère... serait-ce son nom ?

Observer cette fille à l'apparence plutôt excentrique . elle m'a l'air perdue dans ses rêves. je m'invite dans ses pensées et je l'écoute se créer une vie alternative ou elle serait une reine samurai, son étui à dessin dans le dos est en réalité un sabre...

Je crois avoir entendu dire que le compagnon de la voisine d'en face était mort.
Elle doit certainement être en train de vendre l'appart, c'est pour ça je crois qu'elle le fait visiter à ce jeune couple.

Essayer de raconter comment ce garçon en est arrivé à courir après cette fille, sous la pluie, crier au taxi de l'attendre, remonter la rue et dire un discours apparemment émouvant à une fille qui était descendu du même taxi en claquant la portière.

Chanter des vers sur ce mec qui fume sa cigarette sensuellement. comme s'il lui donnait un baiser à chaque boufée. sans doute en est-il tombé intensement amoureux.

Décrypter le rire crispé de ce mec assis seul à la terrasse d'un café, costume noir, cigarette, et petit cahier sur lequel il n'écrit rien... sûrement sa copine qui l'a quitté, mais vu ses manières arrogantes j'ai peine à y croire ... C'est surement lui qui va la quitter ...

Essayer en vain de recoller les morceaux de ces deux personnes assises dans le noir, dans cet appartement vide, non celle-ci je n'essaierai pas, cette histoire ne m'appartient pas...

Je suis en déménagement, je vais là-bas, passez me voir quand je serais définitivement parti....

# Posté le lundi 17 novembre 2008 17:09

Modifié le lundi 24 novembre 2008 16:13

Et les heures, à North Avenue, je les ai déjà perdu

Et les heures, à North Avenue, je les ai déjà perdu
Voilà un petit truc pour passer le temps en attendant de faire mieux :


Ils sont jeunes. Un jeune couple.
Pas vraiment plus âgés qu'elle.
La femme était enceinte.
Ca a faillit la faire pleurer, mais elle a tenu le coup.

Ils demandent pourquoi. Elle répond qu'à présent l'appartement est trop grand.
« Voilà le salon, je crois que vous pouvez casser la cloison, oui ! Enfin pourquoi pas ?
Ici la deuxième chambre... ».

Ils demandaient pourquoi, elle répond qu'à présent il est trop grand.
En réalité c'est à cause de cette vue sur le rond point, celle que l'on voit par la chambre du fond.

Dans cet appartement y a beaucoup trop de souvenirs.
« Ce parquet qui rappelle un absent. »

Elle prévient qu'il y aura de la lumière jusqu'à vraiment tard dans la cuisine l'été ; à cause de la baie vitrée.
Elle prévient que coté ouest le bruit est parfois énervant à cause de la machine à laver de la voisine, elle est un peu vieille (aussi bien la voisine que la machine ; ils sourient).
Elle dit que si ça les dérange vraiment trop ils doivent aller sonner à la porte plusieurs fois, elle est un peu sourde.
Elle prévient que le chauffage de la salle de bain déconne, rien de grave, il faut juste resserrer le truc de temps en temps...

Elle est un peu jalouse maintenant.
Peut être que ces deux-là y arriveront. Fonder une famille dans cet appartement, y vivre, regarder toute la nuit les phares autour du rond point.
Jalouse que sur le frigo il n'y aura plus écrit « Allan + Louise » en petites lettres Gervais...

Elle invente vite fait un bobard, une histoire de « colocataires qui vivait là mais maintenant qu'ils sont tous partis, je trouve que l'appart' est vraiment trop grand », mais le mari n'y croit pas, alors elle lui dit tout simplement la vérité : Allan, l'accident, et l'appartement vide, elle ne veut pas que la femme enceinte refuse l'appartement à cause de cette sinistre histoire.
Il la remercie, il trouve l'endroit parfait.

C'est peut être même ça le problème, cet endroit est parfait.
Il aurait pu se passer tellement de choses.
Et elle est triste maintenant.
Elle est juste là, allongé dans la piece vide, dans le noir, refusant de regarder par la fenêtre:
elle est triste parce qu'à partir du 10 Novembre la vue sur le rond point ne lui appartiendra plus...

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 14:38

Modifié le lundi 10 novembre 2008 15:46

Je dis ça en badinant

Je dis ça en badinant
"C'est à dire?
C'est trop long à expliquer et trop dur à comprendre. C'est un peu comme le morse .. au fond ça sert à rien.
Mais alors pourquoi commencer?"





" .. j'aime votre compagnie. Mes douces .. Mes belles. Vous êtes exquises."

Tous les jours, c'est la même chose, c'est bien simple, sans distinction il les aime toutes.
Qu'importe qu'elles soient brunes ou blondes...
Et elles, elles adorent le doux contact de ses lèvres.
Ce mec est chaud, c'est un allumeur, un brasier en mouvement.
Elles entendent un bruit vif et net, sec, un peu comme le craquement d'une allumette. Elles s'enflamment et elles s'enfument.
C'gars là se la joue à l'encienne.
C'est un vrai gentleman.

Qu'il fasse jour, nuit.
Qu'elle soit blonde, brune.
Qu'elle soit avec ou sans filtre... Ce mec est amoureux d'une cigarette...


"Brune ou blonde. Fume-moi"
Si ça peut te rassurer, j'ai toujours ton agenda

# Posté le lundi 03 novembre 2008 09:02

Modifié le samedi 08 novembre 2008 13:25